Environnement Reportage : Quand les hôpitaux s’engagent pour sauver notre planète

Reportage : Quand les hôpitaux s’engagent pour sauver notre planète

Reportage : Quand les hôpitaux s’engagent pour sauver notre planète post thumbnail image

EN BREF

  • Hôpital Iris Sud d’Ixelles agit pour la décarbonation du secteur hospitalier.
  • Utilisation de sevoflurane au lieu de desflurane pour des anesthésies moins nocives.
  • Investissements dans des infrastructures durables depuis 2019, incluant des chaudières à condensation.
  • Stratégies pour économiser l’énergie et réduire les coûts jusqu’à 400,000€.
  • Utilisation de la température extérieure pour le refroidissement des machines.
  • Initiatives de tri des déchets au bloc opératoire, incluant des sacs pour le plastique et cartons.
  • Réduction de 10 tonnes des déchets incinérables grâce à la sensibilisation du personnel.
  • Promotion de mobilités douces pour les employés, avec plus de 50% utilisant ces alternatives.
  • Engagement général du secteur hospitalier pour la protection de l’environnement.

Le reportage met en lumière les efforts de l’hôpital Iris Sud d’Ixelles pour réduire son empreinte carbone. Sous la direction du médecin anesthésiste Haresh Naik, l’établissement a remplacé des substances anesthésiques nocives par des alternatives moins polluantes. L’hôpital a également investi dans de nouvelles infrastructures, remplaçant des chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation et optimisant le système de chauffage pour économiser de l’énergie.

En parallèle, un tri sélectif est imposé dans les blocs opératoires, permettant de diminuer le volume des déchets incinérables. La mobilité douce est également encouragée, avec plus de 50% des employés utilisant des modes de transport alternatifs. Ce projet de décarbonation témoigne d’un engagement fort du secteur hospitalier en faveur de la protection de l’environnement.

Dans un contexte où la question environnementale prend de plus en plus d’importance, les hôpitaux s’affirment comme des acteurs clés dans la lutte contre le changement climatique. Au fil de ce reportage, nous découvrirons comment des établissements, tels que l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, modifient leurs pratiques pour réduire leur empreinte carbone. À travers des initiatives innovantes, ces établissements de santé s’engagent à diminuer l’impact de leurs activités sur l’environnement tout en continuant à offrir des soins de qualité. Cet article mettra en lumière des actions concrètes, des idées novatrices et l’implication du personnel dans cette transition vertueuse.

Les choix d’anesthésie : un premier pas vers la durabilité

À l’hôpital Iris Sud, le passage d’un anesthésique à un autre a marqué un tournant dans la gestion de l’empreinte carbone. Haresh Naik, médecin anesthésiste, explique : « Dans le bloc opératoire, nous utilisions le desflurane, une substance halogénée pour maintenir l’endormissement du patient parce que c’est facile à manier. Nous l’avons remplacé par du sevoflurane, un gaz anesthésiant qui est 20 fois moins nocif pour l’environnement. » Cette action est emblématique de la prise de conscience collective au sein de l’hôpital quant à la nécessité d’intégrer le développement durable dans les pratiques médicales.

Le choix d’un gaz anesthésiant moins polluant s’inscrit dans une démarche plus large de décarbonation des structures hospitalières. En faisant ce changement, le personnel de l’hôpital prouve que même de petites modifications peuvent engendrer des résultats significatifs en matière de durabilité.

Investissements dans les infrastructures : la transition énergétique

Pour aborder la problématique de la transition écologique, l’hôpital Iris Sud d’Ixelles a pris des mesures audacieuses concernant ses infrastructures. Reza Esmaeilzadoh, Responsable Énergie et Développement Durable, souligne : « Depuis 2019, nous avons remplacé nos quatre chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation. » Cela permet non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais également de réaliser des économies financières, avec une prévision d’économies de 400,000€ entre 2019 et 2024. Ce type d’initiative montre à quel point le secteur de la santé peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique.

En séparant l’eau chaude sanitaire de l’eau de chauffage, l’hôpital a accentué son effort pour optimiser l’utilisation de l’énergie. Cela fait partie d’un ensemble de réformes énergétiques qui visent à remplacer les systèmes énergivores par des solutions plus écologiques et efficaces.

Refroidissement : une approche innovante

Un autre aspect essentiel du fonctionnement quotidien d’un hôpital concerne le système de refroidissement de ses machines. Les équipements, tels qu’un IRM, peuvent consommer jusqu’à 80,000 kW/an, ce qui est colossal par rapport à la consommation d’un foyer moyen de 3,500 kW/an. Reza Esmaeilzadoh explique : « Lorsque la température de l’extérieur est basse, nos machines frigorifiques ne fonctionnent pas et nous refroidissons grâce à la température de l’extérieur. » Grâce à cette innovation, l’hôpital optimise son utilisation de l’énergie et réduit son empreinte écologique.

Le tri des déchets : une responsabilité collective

L’hôpital Iris Sud ne se contente pas de modifier ses infrastructures et ses méthodes de fonctionnement, il encourage également le tri des déchets au sein du personnel. Assi Ahmad, Chef Adjoint du bloc opératoire, évoque l’importance de cette initiative : « Nous utilisons beaucoup de matériel à usage unique, dont l’emballage est souvent imposé par la législation. Au bloc, nous avons commencé à sensibiliser le personnel et les chirurgiens aux pratiques de tri. » Les équipes sont désormais équipées de sacs bleus pour le plastique et les cartons, ainsi que de fûts jaunes pour les déchets coupants et infectieux, qui doivent être incinérés.

Les résultats parlent d’eux-mêmes : l’hôpital a réussi à diminuer le volume des déchets incinérables de 10 tonnes, ce qui démontre l’impact positif de ces nouvelles pratiques sur l’environnement. Cette démarche concrétise l’idée que chaque membre du personnel a un rôle à jouer dans la préservation de l’environnement, en impliquant chacun dans l’effort collectif.

Mobilité durable : un engagement pour le personnel

Les initiatives de durabilité à l’hôpital ne s’arrêtent pas à l’intérieur de ses murs. En matière de mobilité, l’établissement a mis en place des coachings individuels avec un facilitateur mobilité pour analyser les déplacements domicile-travail des employés. Marine Berger, responsable du site, souligne l’efficacité de ces interventions : « Cinq ans plus tard, plus de 50% des collaborateurs viennent via des mobilités douces. » Cette approche montre que la transition vers une gouvernance plus responsable englobe également les choix de transport des employés.

En incitant le personnel à adopter des modes de transport plus durables, l’hôpital parvient à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à leurs trajets quotidiens. Cela reflète une compréhension plus large des enjeux environnementaux et l’envie de créer un milieu de travail qui valorise ces efforts.

Une conscience collective au sein du milieu hospitalier

La transition vers un hôpital plus respectueux de l’environnement ne se fait pas sans défis, mais elle est essentielle. La décarbonation des établissements de santé est un projet de longue haleine, comme le confirment les engagés du secteur. L’ensemble du milieu hospitalier s’accorde à dire que la quête d’un avenir durable est primordiale. Il s’agit d’une responsabilité qui incombe à toutes les parties prenantes, des administrateurs aux praticiens en passant par les infirmiers et le personnel de soutien.

Le chemin à parcourir est encore long, mais plusieurs hôpitaux, à l’image de l’hôpital Iris Sud, montrent l’exemple en initiant des changements significatifs. Cet engagement collectif est crucial pour inspirer d’autres institutions à suivre cette voie et prendre soin de notre planète.

Une vision pour l’avenir

Les hôpitaux ont un rôle déterminant à jouer face aux défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés. Les initiatives mises en place à l’hôpital Iris Sud et ailleurs montrent qu’il est possible de changer les mentalités et les pratiques. En investissant dans des infrastructures durables, en réduisant les déchets, et en encourageant une mobilité responsable, ces établissements se positionnent en tant que modèles à suivre.

Le reportage « Les hôpitaux au chevet de la planète » met en lumière ces démarches novatrices et invite à une réflexion plus large sur le fonctionnement du secteur de la santé. À l’échelle mondiale, il est impératif que les institutions médicales adoptent des pratiques écoresponsables, non seulement pour le bien-être des patients, mais aussi pour la santé de notre planète.

Pour en savoir plus sur des initiatives similaires, vous pouvez explorer des articles sur des hôpitaux innovants comme celui de Saint-Dié qui mise sur l’énergie verte avec l’installation de panneaux solaires pour diminuer son impact carbone ici, ou découvrir comment les hôpitaux français amorcent leur transition verte ici. Ces exemples illustrent l’ampleur de cette démarche collective et incitent à renforcer les efforts vers un système de santé durable.

L’hôpital Iris Sud, avec son éco-team et ses multiples initiatives, fait donc figure de pionnier dans ce mouvement, prouvant une fois de plus que même les établissements de santé peuvent être des champions de la durabilité et agir pour le bien de notre planète.

découvrez des informations complètes sur les hôpitaux, leurs services, spécialités et conseils pour bien choisir votre établissement de santé.

Quand les hôpitaux s’engagent pour sauver notre planète

Au sein de l’hôpital Iris Sud d’Ixelles, des initiatives novatrices prennent forme pour réduire l’impact environnemental. Haresh Naik, médecin anesthésiste, témoigne de l’importance de choisir des alternatives moins nocives. « Nous utilisions autrefois le desflurane, mais nous avons fait le choix de passer au sevoflurane, un gaz anesthésiant 20 fois moins polluant. Ce changement montre à quel point chaque décision compte dans notre lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. »

Reza Esmaeilzadoh, responsable de l’énergie et du développement durable, évoque les investissements de l’hôpital pour un avenir plus vert. « Depuis 2019, nous avons remplacé nos chaudières traditionnelles par des chaudières à condensation et séparé les systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Ces changements ont permis d’économiser jusqu’à 400,000€ entre 2019 et 2024, tout en réduisant notre empreinte carbone. »

Les efforts ne s’arrêtent pas là. Avec une consommation énergétique significative issue des machines comme l’IRM, Reza explique que « nos machines frigorifiques peuvent rester inactives lorsque la température extérieure est suffisamment basse. Cela nous permet de profiter des conditions climatiques pour économiser notre énergie. »

Le tri des déchets est aussi un enjeu primordial dans cette démarche écoresponsable. Selon Assi Ahmad, chef adjoint du bloc opératoire, « notre utilisation de matériel à usage unique implique un tri rigoureux. Nous avons mis en place des sacs bleus pour les plastiques et cartons, et des fûts jaunes pour les déchets dangereux, ce qui a permis de réduire les déchets incinérables de 10 tonnes. »

Concernant la mobilité, Marine Berger témoigne des changements effectués pour responsabiliser le personnel. « Nous avons instauré des coaching individuels pour analyser les trajets domicile-travail. Aujourd’hui, plus de 50% de nos collaborateurs utilisent des moyens de transport doux pour se rendre à l’hôpital. »

Chaque acteur au sein de l’hôpital prend conscience de l’importance de leur rôle dans cette transition écologique et se mobilise pour préserver notre planète tout en offrant des soins de qualité.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Post